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« HAKAPIK » Une EXPOSITION photographique, un film et un livre de Yoanis Menge / Une autre vision de la chasse aux phoques

HAKAPIK [akapik] n. m. – Du norvégien hakepigg, gourdin à crochet (hake, crochet; pigg, pointe). Instrument utilisé pour la chasse aux phoques.

Le Cercle –Lab vivant est fier de présenter HAKAPIK, la première exposition solo de Yoanis Menge à Québec du 14 septembre au 1er novembre 2016. Il présentera également en contrepoint le livre d’art Hakapik (paru chez La Morue verte) ainsi le film du même nom qui l’accompagnent. Le vernissage de l’exposition et le lancement auront lieu le 14 septembre en 5 à 7, au Cercle-Lab vivant.

Son projet propose une approche anthropologique d’un sujet polémique auquel se mêlent des enjeux culturels, économiques, politiques et esthétiques. S’intégrant à des équipes de chasseurs des Îles-de-la-Madeleine, de Terre-Neuve et du Nunavut, le photographe des Iles de la Madeleine a travaillé de 2012 à 2015 à monter un corpus photographique sur la chasse aux phoques
qui sache documenter et réfléchir sur la nature même de cette activité traditionnelle ancrée dans l’histoire de ces communautés maritimes.

L’approche en noir et blanc qu’il propose travaille à briser l’effet sensationnaliste et revendicateur auquel on associe souvent la représentation de cette pratique qui, depuis « l’effet Bardot » dans les années soixante-dix, jouit d’une très mauvaise perception autant dans les médias que dans l’opinion publique.

Pour compléter l’expérience du regard provoqué par cette magnifique proposition artistique, Le Cercle-Lab vivant proposera du phoque sur son menu d’automne qui sera lancé le 22 septembre ainsi qu’une activité enfance à déterminer.

 

/// BIOGRAPHIE
Yoanis Menge est né en 1981. Il vit avec sa famille aux Îles-de-la-Madeleine où il travaille. De double nationalité, suisse et canadienne, il a étudié la photographie au Cégep de Matane (Québec, Canada). En 2002, il réalise son premier reportage sur la prostitution au Salvador. Par la suite, il approfondit sa formation à l’agence Magnum Photos (Paris) pendant quatre ans comme assistant des photographes Josef Koudelka et Bruno Barbey.

L’artiste a reçu en 2015 le Prix du CALQ – Oeuvre de l’année aux Îles-de-la-Madeleine pour son installation photographique « Rouge sur blanc » diffusée par le centre d’artistes AdMare.

 

/// DÉMARCHE ET PARCOURS
La pratique artistique de Yoanis Menge est ancrée dans une approche documentaire. Ses séries d’images abordent différents aspects du paysage géographique et social des lieux qu’il visite ou qu’il habite. Elles traitent de problématiques locales qui touchent des communautés spécifiques comme « Le déclin de la pêche à la morue » (Terre-Neuve, Canada), « Transgenres » (Paris, France), « Mali pays-visages » (Mali), « Populations déplacées » avec Médecins sans frontières (Nord-Kivu, République démocratique du Congo), « Mémoires insulaires » (Îles-de-la-Madeleine, Québec, Canada), « 132 » (Gesgapegiag, Québec, Canada).

Au Québec, l’artiste a diffusé son travail aux Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie, au Musée de la mer, aux centres d’artistes AdMare, ESPACE F et Séquence ; en France : à la Galerie P8, la Galerie La Générale Nord-Est, aux Festival Porte-Voix et Festival Itinérance, à la Biennale internationale de la photographie de Nancy.

Yoanis Menge est membre de KAHEM, collectif de photographes québécois indépendant. Privilégiant l’échange et la réflexion sur les pratiques documentaires, les membres du groupe explorent diverses orientations tant classiques que contemporaines et mettent de l’avant le regard d’auteur.

 

REVUE DE PRESSE

– « Yoanis Menge : réhabiliter la chasse au phoque », La Presse, Éric Clément, 26 mars 2016
Une expérience maritime, humaine, biologique, gastronomique (manger du phoque cru…) et bien sûr artistique.

– « La chasse aux phoques et ses quatre vérités », Le Devoir, Jérôme Delgado, 26 mars 2016
On est submergé dès les premiers instants. Elles sont si puissantes, les photographies en noir et blanc de Yoanis Menge qu’il est inutile et même impossible de rester immobile. On est entraîné par la force de ces images.

– « Yoanis Menge, un photographe à la mer », Le Devoir, Jean-François Nadeau, 26 mars 2016
Je fais des humains mes paysages. L’homme devient son paysage. Mon sujet, c’est leur rituel. Ce qui englobe le lien, le contexte, les gestes, les objets. (Yoanis Menge cité par le journaliste)

– « HAKAPIK, Wide View », Zoom Photo Festival Saguenay, Propos recueillis par Laurence Butet-Roch, portfolio, 19 avril 2016
Dans un certain sens, la chasse a toujours fait partie de mes racines. Mon père m’y a initié, m’amenant traquer le petit gibier. Ma mère vient des Îles-de-la-Madeleine, où les phoques font partie des proies convoitées. (Yoanis Menge cité par la journaliste)

Source : Yoanis Menge & Emmanuel Galland
Visuels disponibles sur demande
Possibilité d’entrevues avec Yoanis Menge

Contact :  Romain Thibaud

 

Date : 2016-09-14 à 2016-11-01
Espace : Aquarium, Restaurant
Type d’art : Photo
Site : http://yoanis.squarespace.com/

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